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fév 25, 2013 - De la traduction    14 Comments

Pourquoi être parfaitement bilingue ne suffit pas à faire de vous un bon traducteur

Les meilleurs traducteurs n’ont pas forcément grandi entre deux langues. D’ailleurs, il arrive même que les vrais bilingues (ceux qui ont deux langues maternelles) soient de mauvais traducteurs. Mais pourquoi ?

 

Il ne suffit pas d’être bon en langues, il faut savoir les utiliser

Tout d’abord, car la traduction ne se limite pas à une excellente maîtrise de deux langues (même si c’est bien entendu un prérequis), mais implique bien d’autres aspects et compétences (capacités rédactionnelles, solide culture générale, maîtrise des procédés et outils de traduction, etc.).

Ensuite, car l’usage que fait une personne bilingue de ses langues n’est pas forcément le même d’une langue à l’autre. C’est ce que François Grosjean appelle le « complementary principle » que l’on pourrait traduire par « principe de complémentarité ». Il explique que les personnes bilingues acquièrent et usent en général de leurs langues dans des domaines différents de leurs vies.

« Bilinguals usually acquire and use their languages for different purposes, in different domains in life, with different people. Different aspects of life often require different languages. »

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jan 21, 2013 - Divers    4 Comments

En 2012, j’ai…

 

2012 a été une année riche en émotions, pleine de découvertes, de surprises, de projets et d’inattendu. Pas toujours rose, pas toujours drôle. C’est tout de même avec une pointe de nostalgie que je lui ai fait mes adieux le 31 décembre dernier.

Mais c’était pour mieux accueillir 2013, les bras grands ouverts, pleine d’espoir et d’enthousiasme. Des rêves et des idées folles dans tous les recoins de mon esprit. Avec quelques craintes aussi. Mais encore et toujours avec la même envie.

 

En 2013, je voudrais :

  • lire 42 livres dont 1/2 en anglais
  • publier 50 articles sur Du Bout des Lettres
  • retrouver les 4393 visiteurs de l’an dernier
  • retourner en Suède
  • passer plus de temps auprès des chevaux et continuer d’apprendre à leur sujet
  • réellement progresser en suédois
  • continuer à apprendre et à passer d’agréables moments aux Matinales du traducteur, rencontrer de nouveaux (futurs) collègues
  • voir les ambitions de l’équipe de Poli se concrétiser
  • continuer à écrire, ici et ailleurs
  • douter, réfléchir, pleurer, rire… apprendre aussi. Mais surtout continuer d’avancer.

 

Très bonne année à tous.

 

août 30, 2012 - Des langues    4 Comments

Polyglot: How I learn languages, de Kató Lomb

Kató Lomb (1909-2003) était une traductrice, interprète et linguiste hongroise qui n’a commencé à apprendre les langues étrangères qu’à l’âge adulte (elle en maitrisait 16 à la fin de sa carrière). Elle a étudié l’anglais à l’âge de 34 ans pour des raisons économiques (elle cherchait à travailler comme professeur de langues) puis elle s’est initiée au russe en 1941 et à peine quatre ans plus tard, elle était engagée comme traductrice et interprète au Budapest City Hall.

Polyglot : How I learn languages fut écrit en 1970, traduit en anglais et réédité plusieurs fois depuis (la dernière réédition, celle que j’ai lue, date de 1995). L’auteur y parle de sa propre expérience dans un style agréable et facile à lire, largement ponctué d’anecdotes tant personnelles qu’issues de l’histoire d’autres personnes.

À la lecture des premiers chapitres, j’ai été tout d’abord conquise. Le propos me plaît, correspond à ma propre façon de voir les choses et va même jusqu’à nommer explicitement des idées ou concepts jusqu’alors présents, mais de manière floue, quasi-inconsciente dans mon esprit. Puis, petit à petit, je commence à émettre certaines réserves voire certains désaccords. Ce ne serait pas bien grave si certains propos ne m’avaient pas carrément hérissé le poil. Heureusement, ce n’est pas le plus important dans cet ouvrage qui contient tout de même un certain nombre de choses intéressantes.

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août 27, 2012 - De la traduction    No Comments

S’informer et se former : Matinale SFT du 21/07/2012

Enfin le soleil semble s’être frayé un chemin parmi les nuages en cette fin d’un mois de juillet plutôt grisâtre. Pourtant, pas de pique-nique champêtre ni de dévalement de collines façon petite maison dans la prairie au programme. Que nenni. Aujourd’hui, nous prenons la direction de notre bien-aimé Café du Pont Neuf pour une nouvelle matinale des traducteurs organisée par la délégation IDF de la SFT ! A croire que les traducteurs ne prennent pas de vacances car aujourd’hui, nous parlons formation. De quoi préparer dès à présent une rentrée en fanfare !

La formation est :

-          Une nécessité dans l’exercice de notre métier

-          Une obligation légale pour les experts de justice

-          Un devoir déontologique

-          Un droit fondamental

-          Un investissement qui s’inscrit dans un parcours de carrière

 

Souvent, on a la possibilité de faire financer tout ou partie de sa formation. Alors avant d’entamer toute démarche, il faut bien se renseigner et surtout vérifier que l’on remplit bien les critères d’éligibilité.

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juil 11, 2012 - De la traduction    No Comments

Poli #6 – Les promesses de l’archive

Pour son sixième numéro Poli a fait peau neuve. Si la revue a désormais un nouveau format, et une nouvelle charte graphique, elle poursuit son travail d’exploration des usages et expressions des cultures visuelles contemporaines. Intitulé « Les promesses de l’archive », ce numéro questionne en particulier la place qu’occupe désormais une activité archivistique devenue pratique culturelle ordinaire, au travers de contributions d’auteurs tels que Douglas Crimp, Louise Merzeau, Eyal Sivan ou Geneviève Sellier. Depuis l’avènement des environnements numériques, la recherche de documents et la sauvegarde en ligne, sur les réseaux sociaux, dans « les nuages » ou sur des plateformes sécurisées, sont aujourd’hui des actions quotidiennes qui témoignent de nouveaux rapports à l’information. En interrogeant l’état de tension entre archive et mémoire, à propos d’objets aussi divers que le dépôt légal du web, la création documentaire, l’obsolescence des disques durs ou la conservation de la performance, ce numéro de Poli s’essaye à faire promettre à l’archive que nos mémoires vivent.

Le livre La Fabrique des films propose une déambulation critique parmi les sentiers qui parcourent la conception du cinéma de recherche, en révélant les cheminements, les traces et le devenir. Ce livre, qui accompagne l’exposition éponyme du collectif pointligneplan, connu pour son engagement dans la production et diffusion du cinéma expérimental, propose des contributions visuelles et essais d’Érik Bullot, Jean Breschand, Valérie Mréjen, Bertrand Schefer, Vincent Dieutre ou Christian Merlhiot. Il s’agit du premier ouvrage publié par Poli éditions. L’exposition est à voir jusqu’au 22 juillet 2012 à la Maison d’Art Bernard Anthonioz – Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, à Nogent-sur-Marne.

 

Ce nouveau numéro de Poli comporte deux articles traduits par mes soins. Je ne l’ai pas encore eu entre les mains mais j’avoue être assez impatiente !

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juil 7, 2012 - De la traduction    No Comments

« La traduction littéraire, avant d’être un métier, c’est une passion » Entretien avec Corinne Atlan (2/2)

Suite et fin de l’entretien avec la traductrice Corinne Atlan. La première partie est disponible [ici !]

 

Du Bout des Lettres : Comment procédez-vous lorsque vous traduisez un roman du japonais ?

Corinne Atlan : Je commence toujours par faire un premier jet très proche du texte original. Je reste très littérale et j’obtiens un texte « entre-deux ». Ce n’est plus du japonais mais ce n’est pas encore tout à fait du français. À ce moment-là, il y a déjà quelque chose qui se dégage : les sons, la phrase, le rythme. Je crois qu’idéalement, il faudrait appliquer à la traduction de roman les mêmes principes qu’à la traduction de poésie. Il faudrait toujours tenir compte du rythme et des sons. L’ordre des mots, c’est autre chose. Quand j’étais étudiante, on nous répétait qu’il fallait essayer de conserver l’ordre des mots. Or, la structure de la phrase japonaise est inversée par rapport au français et, je me suis aperçue, par exemple en traduisant des haïkus, que j’étais parfois plus proche du texte en inversant, en mettant le début à la place de la chute, parce qu’alors le texte français devenait beaucoup plus fort et collait mieux à ce qui était exprimé en japonais. Ce qu’il faut avant tout respecter, même dans le roman, c’est la chair du texte : la sonorité, le rythme, la longueur. Lorsqu’on est obligé de faire une longue périphrase, c’est toujours embêtant. Je le fais aussi, bien sûr, il y a des cas où on ne peut pas faire autrement, mais j’ai toujours l’impression de tricher un peu.

D.B.d.L. : Vous n’avez jamais recours aux notes ?

C.A. : Non, pas de note. Je ne suis pas trop favorable aux notes. Si on est obligé de mettre une note, c’est que quelque part, on a renoncé à quelque chose. Sauf s’il s’agit d’un ouvrage savant, ou d’un roman historique.

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